Réduire le gaspillage alimentaire, avant même la commercialisation des produits, c’est la mission de Verspillings Fabriek. Chaque année, l'usine sauve de la poubelle près de 200 tonnes de légumes non calibrés ou issus des chutes de la restauration, pour en faire de délicieuses soupes et ketchup.
Le gaspillage alimentaire connait des chiffres astronomiques. S'il était considéré comme un pays, il serait le troisième plus gros émetteur de gaz à effet de serre. Au Pays-Bas, l'équivalent d'au moins cinq milliards d’euros de nourriture est gaspillé chaque année. Un chiffre déjà conséquent, avant même que nos aliments soient mis en vente. En effet, lorsque les fruits et légumes sortent des normes de consommation (calibre trop gros, "esthétique" discutable...), ces derniers sont jetés, alors qu’ils restent tout à fait bons à la consommation.
Verspillings Fabriek est une entreprise hollandaise qui lutte contre ce gaspillage. Elle récupère des surplus alimentaires, comme des tomates, des carottes ou des oignons, de la part de quarante usines et restaurants. Ils sont ensuite transformés en délicieuses soupes destinées à la vente. En 2018, Verpsillings Fabriek a réussi à récupérer environ 200 tonnes de légumes, atteignant près de 750 tonnes en trois ans.
En outre, l’entreprise remplit une fonction sociale en employant principalement des individus généralement mis à l'écart du marché du travail. L’entreprise leur offre la sécurité d’un emploi stable, œuvrant à une société inclusive et écologiquement responsable.
Difficilement. C’est pourtant une réalité à laquelle sont encore confrontées de nombreuses personnes dans le monde aujourd’hui. Mais les Nations unies ont fixé pour objectif de développement durable numéro 1 d’éradiquer cette extrême pauvreté d’ici 2030. Et de diviser par deux le nombre de personnes ayant à faire face la pauvreté, quelle qu’en soit la forme. Car si dans nos esprits, le terme rime facilement avec insuffisance de revenus, il ne faut pas oublier que d’autres formes de pauvreté peuvent frapper les populations. La malnutrition, un accès limité à l’éducation ou encore une certaine discrimination en sont des exemples.
Comment y parvenir ? En créant notamment des emplois durables et des systèmes de protection sociale accessibles à tous. De quoi aider les populations à surmonter les conflits et autres catastrophes naturelles qui pour l’heure, les entraînent trop facilement dans la spirale de la pauvreté.