Élever des poissons juvéniles, en toute sécurité, avant de les relâcher en mer. Voilà la solution de Casciomar pour redonner sa biodiversité perdue à une Méditerranée menacée par la pollution et la surpêche.
La planète vit la sixième extinction de masse de sa biodiversité. Un désastre directement lié à l’activité humaine. Les océans sont particulièrement impactés, et l’activité humaine et les pollutions font peser sur le milieu marin de multiples menaces : les zones privées d’oxygène s’étendent, la température des eaux de surface s’élève et les mers s'acidifient. Selon le WWF, depuis 1970, la moitié de la faune marine aurait déjà disparu.
Les membres d’Ecocéan capturent dans les ports de Cassis, la Ciotat et Marseille les larves de poissons pendant leur période de gestation où 95% d’entre elles meurent naturellement. Ces dernières sont ensuite élevées dans une nurserie pendant une durée de quatre à six mois. Les bébés poissons reçoivent tous les soins nécessaires à leur bon développement. Lorsque ces derniers ont atteint une “taille refuge” ils sont relâchés et retrouvent leur habitat naturel. Depuis 2016, plus de quarante espèces de poissons sont élevés dans la nurserie installée du port de Marseille. Le taux de survie d’une larve de poisson dans la nurserie est de 80%. En trois ans le projet a permis de relâcher plus de 5 000 jeunes poissons en Méditerranée.
Difficilement. C’est pourtant une réalité à laquelle sont encore confrontées de nombreuses personnes dans le monde aujourd’hui. Mais les Nations unies ont fixé pour objectif de développement durable numéro 1 d’éradiquer cette extrême pauvreté d’ici 2030. Et de diviser par deux le nombre de personnes ayant à faire face la pauvreté, quelle qu’en soit la forme. Car si dans nos esprits, le terme rime facilement avec insuffisance de revenus, il ne faut pas oublier que d’autres formes de pauvreté peuvent frapper les populations. La malnutrition, un accès limité à l’éducation ou encore une certaine discrimination en sont des exemples.
Comment y parvenir ? En créant notamment des emplois durables et des systèmes de protection sociale accessibles à tous. De quoi aider les populations à surmonter les conflits et autres catastrophes naturelles qui pour l’heure, les entraînent trop facilement dans la spirale de la pauvreté.